Appuyer sur "Entrée" pour passer au contenu

35. Les enfants : Cette maladie étrange

Escrivaillon 3
Escrivaillon
Follow me

Escrivaillon

Parisien, romantique mais célibataire, fêtard mais casanier, alcoolique mais avec modération, intelligent mais pas tant que ça...
Escrivaillon
Follow me

Les derniers articles par Escrivaillon (tout voir)

Toute ma vie, j’avais regardé les enfants comme des créatures étranges et légèrement dégoûtantes. Les pleurs, les cris, les discussions chiantes, je ne savais que lever les yeux aux ciel et attendre que l’interaction se finisse le plus rapidement possible chaque fois que j’étais en face de ces mini humains. Et je restais incrédule devant ces personnes qui savaient de façon intuitive comment réagir avec les bambins. Où trouvaient-elles la patience, la gentillesse, et l’inspiration pour échanger plus de 3 minutes,
Même en devenant professeur, je m’étais adouci, mais cela ne m’avait pas rendu capable de supporter les piaillements et l’immaturité perpétuelle. Je cherchais à leur parler comme à de petits adultes en espérant qu’ils fassent l’effort de se comporter en grandes personnes. Cela ne s’était pas montré très probant.

Lorsque l’une de mes amies m’apprit qu’elle devrait garder toute seule Olivia et Noah les deux semaines entières de vacances (le papa ne pouvant pas les prendre une semaine comme prévu initialement) et qu’elle n’aurait pas de temps libre pour sa nouvelle relation, je sus que tout en moi avait changé. Quelque chose en moi était différent. C’était clair, mon horloge biologique s’était réveillée. Ca, et mon amie avait une grande maison avec jardin que j’allais pouvoir occuper pendant 3 jours de temps splendide, et j’allais avoir des nouveaux trucs à raconter à mes milliers de lecteurs et lectrices.
Elle hésita un peu. Si elle doutait de mes capacités de baby-sitting, elle ne laissa rien paraître et me fit part de sa gêne d’ainsi abuser de ma gentillesse ; mais elle finit par accepter. Dans ma tête je me voyais déjà vivre la grande vie, sortant de ma suite parentale pour descendre à la cuisine et me faire un café que je boirais dans le jardin, entouré des chants des oiseaux. Et puis le matin, j’écrirais, pendant que ces chers bambins dessineraient et pépieraient dans leurs chambres.

Et bien chère #TeamParents, je dois vous dire que je vous respecte encore plus qu’avant. Il ne me fallut pas longtemps pour me rendre compte que je ne me reposerais pas, et il est presque trois heures du matin au moment où j’écris ces lignes.
Les enfants étaient faciles, ce n’était pas cela le problème ! Gentils, intelligents, et drôles, un rêve. Mais malgré tout, quelle dépense d’énergie.
Faire les courses nécessitait de penser aux choses manquantes, tout en écoutant Olivia me raconter en détail ses vacances, le poney, ses dessins, la cantine, son dessin animé préfére, etc, tout en me posant des questions pour connaître mon opinion. Et bien ce n’est pas si facile que ça de participer activement à deux activités simultanées (je veux dire plus prenantes que jouer à Candy Crush devant un épisode de Grey’s Anatomy). Et puis ça ne ramasse pas grand chose les enfants. Ca te rapporte des trucs pour te les montrer, et puis ça les repose négligemment sur une table, dans les escaliers, ou dans le jardin. Et puis ça prend tout mal. Comme cette fois où Olivia a fait la tête parce que son frère a mentionné qu’elle avait un petit copain à l’école. Théâtralement, elle s’était levée, outrée, terriblement humiliée, « maaaaaiiiis, c’est ma vie privée !!! » avait-elle couiné d’une voix forte et presque sanglotante. « On  ne peut pas te dire de secret ». Et quand ils ne faisaient pas de bruit, c’est qu’ils étaient devant leurs vidéos de youtubeurs ou de jeux, et je n’avais pas envie d’être ce genre d’adulte qui laisse les enfants se vautrer devant leurs écrans, alors j’insistai pour faire des activités ensemble.
Je fus battu à Destins (le jeu de la vie), battu à Soulcalibur, et battu par le grand lit au matelas trop moelleux qui me brisa le dos.

Etre adulte, c’était pas si fun que ça…

Questions subsidiaires :

  • Savoir communiquer avec les enfants, inné ou acquis ?
  • Comment font-ils pour avoir autant d’énergie ? C’est atroce !
  • Est-ce que Brad voudra des enfants ? Et si oui, comment le convaincre qu’à partir de 2 c’est beaucoup trop épuisant ?
  1. Scheick_That Scheick_That

    Allez, je me lance:
    – Inné
    – Ça s’appelle le développement, leur métabolisme leur obéit encore, là où nous sommes soumis au nôtre
    – Rassure toi, que ce soit en adoption ou en AMP (Aide Médicale à la Procréation), les prix et les efforts lui feront comprendre 😉

    • Escrivaillon Escrivaillon

      – j’ai l’impression de m’être amélioré, quand même
      – vas-y développe ! Ca veut dire qu’avec de l’homéopathie je peux reprendre le contrôle sur mon métabolisme et avoir autant d’énergie ?
      – Enfin une bonne nouvelle !

      • Scheick_That Scheick_That

        Utérus 9CH
        Barre de métro 15CH
        Préparation en l’absence de spécialité équivalente:
        – Tympan 7CH (ça existe vraiment)
        – Arnica 9CH (parce que c’est connu)
        #trustmeI’mapharmacist

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.