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37. Quand les gens ont des réactions dispropoortionnées

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Parisien, romantique mais célibataire, fêtard mais casanier, alcoolique mais avec modération, intelligent mais pas tant que ça...
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Les enfants, ces menteurs !

Quand je demandai à Olivia si elle avait bien dormi, elle me répondit que oui, et de toute façon, ele ne se souvenait jamais de ses rêves. Or, quand leur mère est arrivée, il ne fallut pas longtemps à la petite pour me poucaver violemment.
Olivia : J’ai presque pas dormi à cause des cauchemars horribles que j’ai faits !
La mère : Des cauchemars à cause de quoi ?
Olivia : De l’exposition qu’il nous a emmenés voir.
Moi : Mais, je t’ai demandé si tu avais fait de beaux rêves et tu m’as dit que oui !
Olivia : Bah… Tu as demandé si j’avais fait des rêves, pas si j’avais fait des cauchemars…

Olivia s’était accrochée à sa mère comme si elle avait besoin de réconfort, et cette dernière me regardait avec un regard semi-réprobateur. Je tentai d’expliquer l’exposition du Quai Branly.
La mère : mais elle faisait vraiment peur l’exposition ?
Noah : Ouais !! Y avait un supplice, et bien c’est quand tu es marié·e et que tu trompes ton conjoint·e, tu dois monter un arbre géant, et il y a des épines qui poussent d’un seul coup et puis elles te transpercent, il y a du sang partout !

Ah ça, ils avaient bien retenu ce qu’ils voulaient. Je tentai d’expliquer qu’il y avait plein d’informations sur la culture et l’histoire, et l’impact sur le divertissement… Heureusement, la mère des enfants n’eut pas besoin de beaucoup d’explications pour m’excuser. Deux heures plus tard, j’étais dans le RER en direction de chez moi. Cependant, éreinté de ces quelques jours à m’occuper des enfants, je ne rêvai que de m’allonger dans le silence. J’envoyai un texto pour prévenir Jon Ross que je ne viendrai pas au sport ce soir-là non plus. Sa réponse fut déconcertante.

« C’est pas grave… Je vous souhaite bien du bonheur, j’aurais juste préféré que tu évites de me sortir des excuses bidon »

Hein ? Quoi ? Comment ?

« Du bonheur à qui ? Je comprends pas, il s’est passé quelque chose ? »

Pas de réponse. Alors, pour éviter tout malentendu, je renvoyai un autre message.

« Si tu veux, je te retrouve après les cours collectifs pour prendre un verre (sans alcool 😉 ) ! »

Il accepta.

Plus tard, la nuit venait de tomber, et j’interrompis la conversation entre Meredith Grey et son patient, pour me rendre à la salle de sport récupérer JR. Il me fit la bise, et nous marchâmes jusqu’au troquet du coin de la rue. Ca avait intérêt à valoir le coup, parce que j’avais envie de me couper les veines à l’idée de boire un Perrier à 4 euros… Il vida son sac.
– J’ai l’impression que tu te moques de moi, la semaine dernière, tu m’as planté à chaque fois parce que tu dis que tu préfères courir quand il fait chaud, là c’est des gosses que tu gardes… Si tu as un problème avec moi, faut le dire !
Je lui assurai que je lui avais vraiment dit la vérité, et que j’étais désolé qu’il ait pu penser à des mensonges. Il n’avait qu’à regarder, en une semaine, j’étais passé de  Sand 3-4 à Earth 2-3. Comment aurais-je fait, sans passer tout mon temps libre au soleil ?

Il me regarda, et confirma en collant son bras contre le mien. J’avais encore du boulot pour aariver à son Earth 4-5.
– Oui, c’est vrai que tu as bien bronzé… Non mais c’est juste que je me suis demandé si j’étais pas un peu ton faire-valoir. L’autre jour au Poump, tu m’as à peine dit bonjour. Tu avais l’air trop occupé avec ton nouveau BFF…
– Je… Mais non… Je connais à peine Brad. Et puis comment tu pourrais être mon faire-valoir ? Tu est grand, beau et musclé alors que moi, je ne ressemble à rien.
Il prit avec le sourire le coup de coude amical que je venais de lui administrer.
– Ne dis pas ça Escri, tu es très mignon…
D’un seul coup, l’atmosphère avait légèrement changé, et j’eus l’impression un bref instant qu’il ne me regardait plus comme on regarde un ami.
Et puis, c’est vrai qu’il était grand et beau et musclé. Il avait tout pour plaire ce Jon Ross…

Le moment faillit dégénérer quand une voix nous interrompit.
– Escrivaillon ! Mais je m’étais fait du souci, tu n’étais pas là ce soir, au Poump !

Tu devines qui venait d’arriver ?

Brad, dans un string à paillettes et un haut de forme, venait d’arriver à notre bar !

Non je déconne. C’était Veronica la prof de sport qui était sortie de la salle, et qui nous avait vus.

Elle me fit la bise et s’assit à côté de nous deux. Elle était bien contente que la journée soit finie et de s’en jeter un petit avec nous. Ohlala, que nous étions sages avec nos eaux pétillantes ! Un demi s’il-vous plaît ! Elle monopolisa la parole et nous raconta le dernier mec qu’elle fréquentait. Un comptable. Un peu ennuyeux mais bien monté, alors ça compensait ! JR était à présent en mode commère et bonne copine, réagissant avec force « oh ! » et « non, mais allez, raconte ! »

J’avais un peu de mal à m’intéresser à la vie privée de Veronica. Et pendant qu’ils parlaient, j’avais d’autres interrogations. Que s’était-il passé, juste avant ? M’étais-je fait des films ?

 

Questions subsidiaires :

  • JR : s’est souvent senti trahi par ses potes ou bien il en pince pour moi ?
  • Est-ce que vous pourriez rester quelques temps avec quelqu’un d’ennuyeux mais de bien monté ?
  • Est-ce que je devrais tenter avec JR ? Mais… Que dirait Brad ?

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